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I.T.T. | 20 septembre 2008

Incapacité totale de travail, inférieure à huit jours, pour le lycéen de 15 ans. Pour le prof, à vie. Suicide : le désespoir d'avoir raté, d'avoir failli, la honte de ne pas avoir été digne de sa mission, d'avoir trahi le service public, l'Éducation...

J'passe de sas en sas
Et mes visites s'espacent
Des ombres s'échinent
À me chercher des noises
Le plus clair de mon temps
Dans la chambre noire
De l'étuve au blizzard
Des coups de latte
Un baiser
Des coups de latte
Un baiser
Des coups de latte
Un baiser

(A.Bashung - J'passe pour une caravane) 

Publié par gebede à 22:16:44 dans Education | Commentaires (0) |

Collectivisation des déficits | 19 septembre 2008

... et individualisation des profits.

Le monde, enfin gouverné par les libertés, est devenu ingouvernable. La liberté d'entreprendre, la liberté de gagner de l'argent, la liberté de créer son entreprise, la liberté de choisir son fournisseur de service, de produits, la liberté de concurrencer, la liberté d'acheter, de consommer... Ces libertés ont vécu, semble-t-il.

Lorsque le mur de Berlin est tombé, on a effacé un pan de l'histoire du monde en travestissant la vérité : liberté - d'un seul coup d'un seul - ne pouvait exister qu'avec capitalisme. Pourquoi pas ? On a bâti une économie planétaire libérée du joug des législateurs, forcement sclérosants. On a parié sur le réalisme des marchés. On a tout misé sur la régulation induite par la concurrence, selon le dogme libéral, à la recherche du graal qui allait nourrir tout le monde, et ne laisser personne en dehors du chemin de la réussite et de la richesse.

Perdu. Pas pour tout le monde, comme d'hab. Mais ça se voit que c'est perdu. Même les économistes s'en rendent compte et en rendent compte : les banques centrales tentent d'empêcher la dégringolade que personne ne peut empêcher, et surtout pas les marchés, constitués à l'évidence du concentré le plus dense qui soit de connerie et d'absence de jugeotte. Ça se voit que ce système ne marche pas. Lui non plus.

Une fois cette vague passée, que restera-t-il ? Un pétrole cher, une économie fragilisée, des gueules de bois, des nouveaux riches. Mais une chance : celle de réfléchir et de tenter de bâtir un truc solide, en regardant plus loin que le bout de ses orteils cette fois-ci.

Publié par gebede à 23:45:38 dans Ta gueuuuule !!! | Commentaires (0) |

Rufus | 19 septembre 2008

Wainwright, Rufus.

Talent... Textes, écriture, voix, interprétation. Rufus, j'aime. Homo, hétéro, discussion stérile et idiote. Bach était-il hétéro ? Qui sait ? Quelle importance ? Rufus, j'adore !

Vas-y, Rufus : "Go, or go ahead".

Rufus wainwright. go !

Publié par gebede à 00:17:59 dans Voix | Commentaires (0) |

Clare Torry | 15 septembre 2008

En 1973, Pink Floyd sort l'album "the dark side of the moon". Parmi les titres de cet album figure "the great gig in the sky" : un peu moins de 5 minutes d'harmonies, et une improvisation vocale de la choriste Clare Torry absolument splendide, dynamique, émouvante, dévastatrice, prodigieuse. La légende veut que Clare ait été payée 30 livres.

Le morceau débute par un texte lu, une voix d'homme : "and I am not frightened of dying, any time will do, i Dont mind. why should I be frightened of dying? Theres no reason for it, youve gotta go sometime."i never said I was frightened of dying." Je n'ai pas peur de mourir, rien à faire, je m'en fous. Pourquoi aurais-je peur ? Il n'y a aucune raison, faut bien partir à un moment. Je n'ai jamais dit que j'avais peur de la mort.


David Wright, clavier du Floyd et compositeur de "the great gig in the sky" vient de mourir.

Publié par gebede à 20:40:57 dans Voix | Commentaires (2) |

Commandeur des croyants (2) | 13 septembre 2008

Cette obsession, ce besoin de sentir un truc au dessus de soi, ou à côté. Un regard bienveillant, une aide, une béquille. Pourquoi pas, si ça t'aide... Moi, je ne comprends pas, mais si ça te fait du bien, continue. Mais sans vouloir que tout le monde en profite, hein. C'est pas parce que tu aimes l'irrationnel et que tu y trouves de quoi avancer que c'est une quelconque preuve, ni même une raison, de l'imposer.

Et c'est bien le problème.

Quand des culs bénis parlent d'intégristes de la laïcité, c'est comme quand Nico parle d'intégristes de la démocratie, ou d'intégristes des droits de l'homme. Ça démontre que ces gens sont des cons, ou des fumiers qui procèdent en toute connaissance à un glissement sémantique, en retournant le sens des mots. Alors bon, avec TF1 comme référence, et des penseurs qui baragouinent chez Stéphane Bern, on est bien protégés intellectuellement... Personne pour s'opposer à ces bricoleurs du raisonnement. Plus exactement : aucune tribune pour les intellectuels qui pourraient dénoncer et démonter ces bricolages d'orateurs.

Donc, au motif qu'on serait intégriste du respect de l'autre, on est en opposition avec des zinzins de dieu (des dieux) qui veulent notre bonheur, bordel. Et selon la latitude où ils évoluent, le bonheur varie de dézingage d'infidèles à grands coups de bagnoles piégées, à l'acrochage d'ameçons dans le lard (bien que les gars ne soient pas épais), en passant par 100km à genoux, en marche arrière, en écoutant Mireille Matthieu. Et ces cons là sont référents, modèles. Sûr qu'ils font envie.

C'est vraiment trop dur de ne pas vouloir imposer au pauv'monde ces conneries qui n'ont porté que désastre et désolation depuis qu'elles existent ???

Et dire qu'il y a une solution, respectueuse de toutes les différences : la laïcité. 


 

Publié par gebede à 18:33:24 dans Guerres | Commentaires (0) |

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