La radiothératie brûle les tissus, c'est même son unique raison d'être. Il se trouve que les tissus à dégommer se trouvent à une certaine profondeur sous la peau, profondeur variable selon le cancer, aïe le mot est lâché, et l'irrationnel se fraye un chemin... Alors les infirmiers (ières), médecins, pharmaciens (iènes) y vont de leur "si vous connaissez quelqu'un qui arrête le feu..." De bac+3 à bac+10 pour dire de telles conneries !
Que des placebos arrivent à soigner, que des personnes guerissent de façon inexpliquée, pourquoi pas. Mais par pitié, pas de "ça marche, c'est prouvé" ou "moi je connais quelqu'un chez qui...." ou n'importe quoi d'autre parce que :
Si la trouille des malades, leurs angoisses, leur détresse peut trouver des réponses et du soulagement dans l'irrationnel, pourquoi pas. Mais merde, pas les toubibs ! Enfin, remarquons qu'en ces temps de commerce, les gourous-Marcelle sont gratuits. Bah oui, c'est le seul moyen pour que ne soient propagées que les réussites des gourous-Marcelle. On ne connaitra jamais le nombre de leurs échecs, parce que ce ne sont pas des échecs, vu que c'est gratuit.
Publié par gebede à 22:04:28 dans Education | Commentaires (0) | Permaliens
Ce soir, cache-cache avec les nuages. Mais de belles images quand même, malgré la turbulence ; ah la la, la lune quand même, c'est bath. Dans l'éducation (je sais que c'est dur de tout caser) il devrait y avoir des heures d'astronomie, des cours, des exercices, des simulations et des observations. Même le dernier des crétins a le souffle coupé devant Saturne, ou la lune. Ou un amas globulaire, ou une galaxie, ou n'importe quoi qu'une simple paire de jumelles suffit à montrer.
L'observation astronomique, c'est savoir où regarder. C'est aussi savoir que tous ces trucs ont un nom, et que l'émotion que le découvreur a ressentie, elle est à la portée de chacun, cadeau sans cesse renouvelé.
Ah, oui : Ptolémée, Alphonse et Arzachel, ce sont 3 cratères lunaires : http://www.astrosurf.com/astrojb/alph.htm
Publié par gebede à 23:44:55 dans Education | Commentaires (0) | Permaliens
L'odeur du papier frais, c'est le titre d'un éditorial de Guy-Michel Cogné, rédac'chef de <<chasseur d'images>>. C'était évidemment le temps de l'argentique, des tests et essais de boitiers (50 000 déclenchements... une vie !), des avis sur les films, les produits de traitement, etc.
J'aime développer des films. La chimie se pare des atours de la magie (jolie phrase, hein, quand je veux !) : révélateur, bain d'arrêt, fixateur, blanchiment... J'aime tirer des photos, lumière rouge, papier frais. Ouais, magique le moment où l'image apparaît sur le papier, magique. Et irremplaçable. Je ne connais rien en numérique ( je ne pratique pas) mais je suis certain que photoshop, ou image ceci-cela, ou paint machin ne rendent pas service à l'image. Car mutin de mordel de perte, ce photon qui a impressionné cet atome d'argent, et qui a modifié son état physico-chimique... Bref, un processeur, de la ram, et Windows pour traiter de la poésie, ça ne marchera jamais : où qu'elle est l'image, hein ? Je <<shoote>>, j'efface, je transfère puis je delete. De quel droit, d'abord ? C'est curieux cette notion d'effacement des erreurs, il ne faut pas garder trace des essais, des brouillons. Et puis c'est quoi cette immédiateté, depuis quand c'est un critère de qualité d'avoir tout, tout de suite. Caprice ! Connasserie marketing, formatage des esprits : c'est mieux, c'est numérique, c'est moins cher, c'est l'avenir. Bétise qui amène chaque ado à se ballader avec 30 heures de musique, et 5000 photos, puisque son téléphone permet ça. Et dans 10 ans, ce sera 5000 heures de musique et 10 millions de photos, puisque ça sera possible, hein ?
Il faudra bien un jour se poser cette question, que le temps laissé par le progrès ne permet pas d'aborder : combien de temps coûte une image, et combien de temps dure-t-elle ? Et si c'était proportionnel...
Publié par gebede à 23:04:09 dans Education | Commentaires (1) | Permaliens
Le B2i, c'est le brevet informatique et internet, un genre de certification pour les collégiens ; pour vérifier qu'ils savent se débrouiller en informatique et internet, donc ! C'est l'Éducation Nationale qui a lancé le machin, sous la pression des parents, et des professionnels... Une bonne idée républicaine, citoyenne quoi.
Sauf que ça ne peut pas fabriquer du citoyen. Tout juste du presse-bouton, comme aiment les professionnels, et les enseignants il faut croire. Parce que y'a plein d'items (domaines), des compétences, des connaissances, des savoir-faire. Du jargon néo-crétino-techno-etc..
Mais Kévin et Priscilla, ils continuent à mettre leurs photos, leurs numéros de portable et leurs avis sur les profs (pfff les profs, quels gros boulets) sur leurs skyblogs merdeux et flashy... Dans 15 ans, un patron leur mettra leurs oeuvres d'adolescence sous le nez, parce que le machin ('ternet) n'est pas oublieux du tout.
En revanche, Kévin et Priscilla savent : agrandir une cellule (!) Excel, changer de police avec Word, présenter leurs idées avec Powerpoint, bref tout ce qui permet de s'émanciper dans leur monde. Encore bravo aux courageux politiques, inspecteurs et professeurs, fonctionnaires de l'État, qui imposent l'emploi de logiciels propriétaires et de formats fermés : ils forment les citoyens de demain au monde de demain, 1984.
Publié par gebede à 19:07:36 dans Education | Commentaires (2) | Permaliens
En voila une autre, de belle idée. En enlevant l'emballage, il reste pour l'essentiel (= ce qui effectivement restera) un numéro et des infos. On numérote les enfants à 5 ans, et c'est parti pour 35 ans.
Le fichier "Base Élèves", officiellement on n'en fera rien. On détectera les petits un peu remuants, ou qui présentent un delta dans l'une ou l'autre façon d'être, dans le comportement, et on le notera. Juste noté, promis. Les instits et directeurs recueilleront les informations, pour qu'elles soient juste notées. On ne sait pas exactement ce qui est noté, mais c'est pas important. C'est tellement peu important que les enseignants qui refusent de faire remplir les formulaires ont des difficultés sérieuses avec leur administration, retenues sur salaire par exemple, ce qui fait vite mal vu ce que gagne un instit. Une petite remarque en passant : à ceux qui trouveraient normal qu'on sanctionne des fonctionnaires qui refusent d'obéir, qu'ils pensent à la France de 1940 par exemple.
Donc, on y est presque : un grand fichage généralisé. Parce que le danger, il est tout entier dans ce que les machines bien programmées vont savoir réaliser en croisant les dizaines de fichiers qui, pris isolément, sont anodins. Par exemple, un suivi de scolarité croisé avec les fichiers sécurité sociale et suivi bancaire. Moi je ne sais pas ce que ça donnerait, mais il est certain qu' un jour ou l'autre ces mixages seront faits, peut-être simplement pour voir... Et personne ne sait ce qui pourrait en résulter.
On a l'impression d'être en présence de responsables politiques paranoïaques, persuadés qu'il se trame en permanence des complots contre la sécurité de ceci-cela, et qui agissent comme si la sureté de l'État dépendait du nombre de fichiers disponibles. Qu'ils se souviennent de la Stasi, de la Securitate...
Pour
en revenir et conclure sur base élèves, quelle vision du monde ont ces
types (Sarkozy, Bertrand, Darcos, etc.) persuadés qu'à 5 ans tout est
dit, tout est déterminé ?
Il parait que le petit Nicolas, à 5 ans, était infernal. Heureusement qu'en ce temps là, base élève n'existait pas.
Publié par gebede à 10:36:39 dans Education | Commentaires (0) | Permaliens